samedi 27 décembre 2008

Dr Gérard Etienne n'est pas mort

Dr Gérard Etienne, Tu n’es pas mort ! Avec le Parti Reconstruire Haïti, tu rentreras dans l’éternité. Car nous faisons tout pour que tes prédictions deviennent réalité. Avec notre Parti, le PREH, nous y travaillons ardemment pour donner un grand coup au système. Et pour parodier Mao, le peuple haïtien, c’est à nous de l’organiser. C’est à nous de l’organiser pour combattre le système des choses dans notre pays. Tout ce qui est réactionnaire est pareil : tant qu’on ne le frappe pas, impossible de le faire tomber. C’est comme lorsqu’on balaie : là où le balaie ne passe pas, la poussière ne s’en va pas d’elle-même. C’est pour te rendre un hommage bien mérité que nous portons à la connaissance des lecteurs de nos différents Forums l’un de tes articles que voici. Nos lecteurs verront que tu n’étais pas seulement un intellectuel de salon mais un militant au bénéfice d’une cause qui est celle de reconstruire une Haïti à la Hauteur de son Histoire.


JAC

LA REVOLUTION (TRANQUILLE) HAITIENNE

Le PARTI RECONSTRUIRE HAITI- PREH.

HAITI-OBSERVATEUR

SEMAINE DU 30 NOV 07

Mise en exergue à un texte prônant un Changement majeur en Haïti.

« Il faut constamment soulever les va-nu-pieds contre les gens à chaussures et mettre les gens à chaussures en état de s’entredéchirer les uns les autres. C’est la seule façon pour nous d’avoir une prédominance continue sur ce pays de Nègres qui a conquis son indépendance par les armes. Ce qui est un mauvais exemple pour les 26 millions de Noirs de l’Amérique du Nord.

LA REPONSE A R.KILLICK.

Nos travaux jusqu’à présent sur la problématique haïtienne ont pris comme axes un certain nombre de sujets concernant ce qu’il faut appeler le déficit (Killick) ou le blocage ( Etienne ) de la société haïtienne. Et dans le développement de ces sujets nous n’avons jamais cessé d’en rappeler les fondements féodaux, comme le pouvoir absolu, la présidentielle monarchique, le tribalisme, la culture d’exécution, la liberté d’émancipation. Mais si d’un côté nous étions ( et nous sommes encore ) persuadés de notre argumentation, c’est-à-dire de la manière honnête de développer ces sujets, si d’un côté nous avions ( et nous avons ) conscience de manipuler un langage qui soit accessible à notre lectorat, de l’autre côté, sur le plan de la communication courante, nos messages rencontrent parfois des bruits (terme utilisé en linguistique pour expliquer les difficultés d’un récepteur de décoder un message).

Mais attention! Cela ne veut pas dire que ces travaux n’ont pas atteint leurs objectifs, c’est-à-dire l’expression d’idées-forces indispensables à la compréhension de tel problème social, c’est-à-dire une manière de décortiquer selon la pensée sociologique un sujet qui échappe à l’esprit ou à la culture orale. D’ailleurs les valeurs véhiculées par ces travaux traduisent une nette démarcation par rapport à des prises de position qui hier condamnaient le féodalisme et qui aujourd’hui en deviennent sinon des gardes fous du moins les principaux défenseurs en s’abritant sous les ailes du Tout puissant.

Par ailleurs (et c’est là l’importance de ces débats, il n’est pas dit qu’un groupe d’intellectuels peuvent à eux seuls changer l’espace d’une société. Il faut, comme dans toutes les révolutions, un canal en mesure de transmettre un message. J’aurai beau parler de la présidentielle monarchique, mon lecteur risque de se perdre si 1) je ne lui dis pas que chez nous le Président est un Roi et 2) que ce Roi fait ce qui lui plaît, c’est-à-dire qu’il peut commander un assassinat sans avoir de comptes à rendre à personne et 3) que même un petit job de gardien d’un édifice public relève de lui ou du chef de sa tribu.

De la même façon si pendant des mois la culture d’exécution avait suscité tant de discussions au point de devenir maintenant un concept opératoire accessible à tout le monde, la culture orale doit lui trouver un véhicule de communication articulé a) sur la nécessité d’avoir une équipe cohérente (non un individu Roi) en mesure d’avoir une conception progressiste du pouvoir b) sur le fait que cette équipe renferme autant de compétences pour avoir des plans communs de développement politico-économique selon une vision conforme aux valeurs éthiques d’une société moderne c) sur l’occasion d’avoir aussi une société qui doit s’organiser relativement à un ensemble de normes relevant de la culture dépouillée du féodalisme.

Tout cela pour introduire un sujet qui revêt pour notre équipe une importance fondamentale. Disons que dès les premières articulations de nos discours sur H-N Ray H.Killick a eu cette espèce d’intuition géniale de suggérer le tuyau à travers lequel devraient passer nos messages. En effet à ceux qui questionnaient le concept de révolution tranquille, ou à ceux qui se montraient pressés d’abattre un pouvoir tyrannique qui fait des millions de crève-la-faim, Ray mettait cartes sur table : seul un parti politique peut jouer le rôle de transmission qui va du formalisme au réalisme.

Encore faut-il que ce Parti remette fondamentalement en question toute cette vieille culture féodale si ancrée dans notre subconscient que même après des années à l’étranger nous demeurions marqués par ses criminelles expressions. Encore faut-il que ce Parti soit vraiment un nouvel instrument de changement et non la copie conforme de ces formations politiques responsables de la tombée en désuétude du pays Et Ray était tellement conscient du défi qui attend ce Parti qu’il disait que le travail à faire sera un long processus, qu’un changement en profondeur avec de nouvelles balises ( Mgr Louis Kébreau ) en n’est pas demain la veille. Eh bien l’intuition de Ray se révèle aujourd’hui une réalité incontournable.

Car voilà sur notre route jonchée de lumières un Parti politique prêt à relever le défi souligné plus haut. Nous offrons à notre lectorat l’extrait d’un texte du compatriote CATEL Jean Audan et on y découvrira les grandes thématiques traitées tout au long de ces 24 mois dans nos chroniques. « Le Parti RECONSTRUIRE HAITI pense qu’aucun projet de développement, aussi bien pensé qu’il puisse être, ne saurait trouver application valable dans le système actuel, car ce système est tellement corrompu, vorace et occupé à se maintenir en place qu’il ne peut efficacement contribuer au développement du pays. Ce système est si lourd et vorace dans sa consommation des finances publiques qu’il constitue un frein au développement du pays. Le système est un gouffre monétaire qui endette continuellement le pays pour des projets de développement qui ne voient jamais le jour. C’est aussi un système qui favorise la médiocrité car les intellectuels dont regorge ce système n’ont pas la possibilité d’utiliser leurs intelligences en vue du développement du pays : ils sont tout simplement étouffés et forcés de se résoudre à la politique du « chak bourik bwè dans son pâturage» « mouton qui broute là où il est attaché » à la politique du ventre ou à l’exil politique ou économique. Voilà pourquoi notre système actuel doit être démantelé afin de permettre une effervescence des intelligences dont regorge notre pays et le retour au pays de ceux qui se sont exilés »

PLUS QUESTION DE TOURNER EN ROND.

Notre lutte politique n’est pas une lutte ni contre deux hommes qui s’appellent Prévale et Alexis, ni contre des formations retrouvées hier dans la convergence démocratique et aujourd’hui chefs incontestés de certains ministères. Notre lutte n’est pas seulement une lutte contre de faux intellectuels qui ont troqué leur dignité contre un prestige éhonté ni contre des individus qui jusqu’à présent ont fait tous les gouvernements, y compris celui du psychopathe Aristide. Notre lutte est une lutte, comme l’a si bien articulé CATEL, contre un système politique, le même qui étrangle Haïti depuis deux siècles, le même qui a produit des guerres civiles, des massacres, des assassinats d’opposants, le même qui depuis la trahison des Bossales du régime esclavagiste a toujours voulu que notre pays soit dirigé par des Blancs et non par des Nègres et des Métis.

Nous savons maintenant à la lumière de ce texte ce que nous devons faire pour avoir une Haïti à nous, une Haïti qui inspire le refus d’être traitée comme un « bon à rien » au point qu’un de ses fils lui suggère de trouver un partenaire ( nous reviendrons sur ce point ).

Si donc il y a avait un souhait à formuler nous demanderions à tous les adversaires de ce système dénoncé maintenant par un Parti politique de se mobiliser en s’inscrivant d’abord dans ce parti et en militant pour le triomphe des causes qu’il défend. Chose certaine on ne peut plus demander quoi faire pour sauver Haïti. La réponse est en soi et dans tous les actes qu’on va poser (surtout sur le plan de la propagande des thèmes du Parti) Chose certaine Haïti est dans un tel état de délabrement qu’un Parti politique prônant un changement de système ne rencontrera aucun obstacle sur son chemin.

Dr Gérard Etienne.

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